vendredi 28 avril 2017

NOUVELLES ACQUISITIONS CD


La médiathèque a fait quelques achats de CD...

Vous pouvez en écouter quelques extraits  ici  et  







mardi 4 avril 2017

COUP DE COEUR 

Louange de l'ombre
Essai de Jun'ichirô Tanizaki. Editions P. Picquier 2017
Traduit du japonais par Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré










"Nous, les Orientaux, là où il n'y a rien nous faisons surgir l'ombre et cela crée de la beauté."
Voici enfin proposée une nouvelle traduction du livre fondateur de l'esthétique japonaise du clair-obscur et du presque rien, du subtil et de l'ambigu, opposée au tout blanc ou noir écrasé de lumière rationaliste de l'Occident.
La profonde couleur de la laque, obtenue par accumulation de couches de ténèbres. Le chatoiement de l'or et des rutilants costumes du nô et du kabuki, surgissant de la pénombre et dérobant leur clarté aux lampes à huile. La lumière tout intérieure des pâtisseries traditionnelles qui semblent rêver dans leur assiette. L'architecture de l'apaisement par les matières éteintes, le bois, la paille, contre l'hygiénique céramique.
Rédigé en 1933 dans une langue scintillante d'élégance et d'ironie, ce classique nous parle non pas d'un monde disparu mais de celui que nous voudrions faire advenir : moins de clinquant, plus de beauté modeste et de frugalité.
- présentation de l'éditeur -

 


jeudi 23 mars 2017

COUP DE COEUR 

La différence invisible
Bande dessinée parue le 31 août 2016 aux Editions Delcourt

Scénario : Julie Dachez
Scénario & dessin : Mademoiselle Caroline 
 





--Marguerite, 30 ans, rien que du malheur... Enfin pas tout à fait, juste un mal fou à vivre parmi les autres, à se sentir « normale ». A priori, rien ne distingue la jeune femme : elle a un emploi, des amis, un compagnon, pas de handicap physique ni de déficience intellectuelle. Pourtant, son quotidien s'apparente au parcours du combattant. Tout ce à quoi nous ne faisons plus attention, les jeux sociaux, le second degré, la connivence, l'implicite, la multitude de signes et de codes avec lesquels nous jonglons depuis l'enfance lui échappent totalement. Hypersensible aux bruits et aux odeurs, agressée par la lumière des néons, perdue dans les open spaces ou les fêtes lorsque plusieurs personnes parlent en même temps, Caroline survit en se cramponnant à des routines, des rituels, et en se fondant au mieux dans le décor. La vie sociale l'épuise, l'imprévu la panique : ce caméléon, cette femme invisible n'est heureuse que chez elle, avec ses chats. Les psys parlent de traumatisme infantile, d'anxiété, de dépression et ne lui sont d'aucun secours. Ses recherches sur Internet l'aiguillent vers une forme d'autisme légère : le syndrome d'Asperger...
Julie Dachez, qui signe le scénario de La Différence invisible, a adapté sa propre histoire et en profite pour balayer pas mal de clichés autour de ce trouble méconnu et mal diagnostiqué, particulièrement en France. Etre « Aspie » n'a rien d'une mode, ni d'une maladie mentale, c'est une façon différente de ressentir et d'appréhender le monde. On le comprend d'autant mieux grâce au travail lumineux de Mademoiselle Caroline qui cosigne cet album. En jouant habilement avec la typographie, les couleurs et les cases, la dessinatrice a insufflé ce qu'il faut de rythme et d'émotion pour transformer ce riche témoignage en une histoire passionnante.--

Stéphane Jarno Télérama n°3478

Plus d'informations sur le blog de l'auteur ici

mardi 31 janvier 2017

COUP DE COEUR 

Paterson
film de Jim Jarmusch. 2016







Un film d'une grande délicatesse qui nous entraîne dans le quotidien doux et décalé de ses deux protagonistes Paterson & Laura. À savourer !.....

jeudi 26 janvier 2017

COUP DE COEUR 

Deux remords de Claude Monet
Roman de Michel Bernard
2016. Editions La table ronde






Un très beau roman qui nous donne à voir les paysages et la lumière au travers des yeux du peintre Claude Monet. Et quel peintre !!

mercredi 7 décembre 2016

COUP DE COEUR


Rain

Anne Teresa De Keersmaeker

Théâtre de Saint-Nazaire
Mercredi 16 novembre & jeudi 17 novembre 2016

Rain a été créé par Anne Teresa De Keersmaeker en 2001 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, avant d’entrer en 2011 au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris. Cette pièce majeure de la chorégraphe belge fut construite sur une composition essentielle du courant de la musique minimaliste, Music for 18 Musicians de Steve Reich, considérée comme l’un des sommets de l’œuvre du compositeur new-yorkais. Une musique scintillante dans sa pulsation, voluptueuse dans son harmonie, dominée par la figure aérienne de la « vague ».
Sur scène, un rideau de pluie de cordes blanches entoure en demi-cercle dix danseurs et forme leur espace d’expression. Sur des jeux de variations et de répétitions, les danseurs ripostent à l’insistance bondissante de la musique par des tourbillons, des courses, des traversées, dans une gestuelle associant lignes de tensions et vagues de relâchement. Il s’en dégage une sorte de folie du mouvement, marée ou incendie, traversant les corps sans ne jamais s’arrêter, comme un abandon des danseurs à une irrépressible énergie collective qui les connecte entre eux. Rain est l’une des chorégraphies les plus électrisantes de ce grand nom de la danse contemporaine
 
Source de l'article : Théâtre de Saint-Nazaire
 

 

mercredi 2 novembre 2016